La Polynésie française attire chaque année davantage de voyageurs français : en 2025, ils étaient plus de 85 000 à fouler le sable de Moorea, Bora Bora ou Hiva Oa, soit une hausse de 42 % par rapport à 2019. Et parmi eux, la croisière gagne du terrain. Entre pénurie temporaire de chambres d’hôtel liée à de nombreuses rénovations et un désir de couvrir plusieurs archipels en un seul voyage, embarquer reste souvent la formule la plus cohérente pour découvrir un territoire aussi vaste.
La croisière, une réponse concrète à la géographie polynésienne
La Polynésie française s’étend sur une surface comparable à l’Europe. Ses cinq archipels, des îles de la Société aux Marquises en passant par les Tuamotu, ne peuvent pas se visiter à pied ou en voiture. La croisière en Polynésie s’impose alors moins comme un luxe que comme une logique de déplacement. En 2026, plus de 40 compagnies opèrent dans la zone, avec une capacité en cabines en hausse de 30 % par rapport à l’année précédente.
Parmi les navires permanents, le Paul Gauguin (332 passagers, tout inclus) cible les couples et lunes de miel avec des itinéraires de 7 nuits autour des îles de la Société, à partir de 3 500 € par personne hors vols. L’Aranui 5, cargo-mixte mythique, emmène quant à lui ses passagers aux Marquises pour 12 nuits minimum, avec des conférenciers archéologues à bord, à partir de 2 500 € par personne. Pour les amateurs d’expérience plus libre, un catamaran privatif dans les îles Sous-le-Vent est accessible dès 4 500 € par personne vols inclus pour 13 nuits.
Choisir son archipel et la bonne saison
Les îles de la Société (Moorea, Raiatea, Taha’a, Bora Bora) sont accessibles à toutes les compagnies en 7 nuits. Les Tuamotu, avec Fakarava classée réserve de biosphère UNESCO, nécessitent au moins 14 nuits. Les Marquises, plus isolées et culturellement intenses, s’abordent en 12 à 24 nuits. Un grand itinéraire couvrant Marquises, Tuamotu et îles Cook revient à environ 11 200 € par personne pour 24 nuits.
La saison sèche, de mai à octobre, offre des températures entre 25 et 28°C avec une excellente visibilité pour la plongée. Juillet et août correspondent à la haute saison et au festival culturel Heiva, mais les tarifs grimpent. En juillet-novembre, les baleines à bosse sont observables au large de Rurutu dans les Australes, via l’Aranui notamment. Pour des tarifs plus accessibles, les mois de février, mars et novembre restent des fenêtres intéressantes.
Budget, logistique et quelques repères pratiques
Les Français qui séjournent en Polynésie dépensent en moyenne 3 185 € par personne hors vols, pour une durée de 23 nuits. La croisière, qui intègre souvent la pension complète, peut donc s’avérer compétitive par rapport à un séjour hôtelier classique, d’autant qu’en 2026, plusieurs établissements sont fermés pour rénovation (Conrad Bora Bora, Sofitel Moorea, Intercontinental Bora Bora…), retirant près de 487 chambres du marché.
Depuis Paris, les vols vers Papeete sont assurés par Air Tahiti Nui et Air France, avec 13 à 18 liaisons hebdomadaires. La porte d’entrée reste Tahiti-Faa’a, point de départ de la quasi-totalité des croisières dites « tête de ligne », où l’on embarque et débarque au même endroit. Pour explorer le reste du programme avant ou après la croisière, retrouvez nos idées de séjour sur grandhotel-nantes.com.
Anticiper sa réservation reste le conseil le plus concret à retenir. Certains navires affichent complet plus d’un an à l’avance, et les meilleures cabines partent vite dès l’ouverture des ventes.

